Faut-il obéir à son conjoint ? - Cabestan Mariage
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Faut-il obéir à son conjoint ?

La question a de quoi surprendre. Obéissance… Le mot a mauvaise presse! 

Il nous évoque en premier lieu la soumission, le renoncement à notre libre arbitre, bref, rien qui trouve sa place dans un couple équilibré. N’est-ce pas plutôt à nos enfants que nous demandons l’obéissance? Ils doivent nous obéir pour leur propre bien, car nous sommes les mieux placés pour savoir ce qui est bon pour eux. Les enfants sont-ils donc soumis à leurs parents? Doivent-ils renoncer à leur libre arbitre pour être de bons enfants?

Et si l’obéissance était autre chose?

Image par joffi de Pixabay

Regardons comment se comportent des parents avec leur nouveau né. Dès qu’il pleure, ils se demandent de quoi il a besoin, ils se lèvent la nuit pour le nourrir, le bercer, l’endormir. Et s’il pleure à nouveau, ils se lèvent encore et encore, jusqu’à passer leur nuit debout. Les parents seraient-ils les premiers à obéir à leur enfant?

Faisons un petit détour par l’étymologie du mot. Obéissance vient du latin obedio, contraction de ob + audio, que l’on peut traduire par « prêter l’oreille ». Les parents prêtent l’oreille en permanence, ils sont à l’écoute des besoins de leur enfant et s’empressent d’y répondre. En ce sens, obéir ne signifie pas se soumettre, mais décider de répondre aux besoins de l’autre, par amour. 

Cette obéissance est parfaite lorsqu’elle devient réciproque, parce qu’elle permet l’épanouissement de chacun. La meilleure façon d’obtenir l’obéissance de son enfant est de commencer par lui obéir. Plus tard, il saura obéir à son tour, non pas d’abord parce qu’on le lui imposera, mais parce qu’il l’aura vu faire. Un couple parlait de ses difficultés financières, à table, devant les enfants. « Mais Maman, dit la petite dernière, âgée de 4 ans, moi je peux te donner mes pièces, tu sais! » Cette réaction n’est-elle pas la plus belle obéissance qui soit? La petite fille est spontanément généreuse car elle sait qu’elle reçoit tout ce dont elle a besoin. 

Obéir, c’est accepter d’être responsable de l’autre, prévenant, attentif. 

S’obéir réciproquement en couple, c’est choisir de servir sans la moindre soumission, de prendre soin de son conjoint comme de la prunelle de ses yeux. 

Si obéir signifie prêter l’oreille aux attentes, aux besoins, mais aussi à l’amour du conjoint, alors, oui, l’obéissance y a toute sa place! 

Un moyen simple pour le vivre en couple, se demander chaque soir : « t’ai-je rendu(e) heureux(se) aujourd’hui? »